12.29.2011

Noël est passé, désormais nous pouvons digérer.



Noël est passé, désormais nous pouvons digérer.
J'avais déjà prévu de faire cet article l'année dernière puis finalement Noël était passé et je m'étais dit que ce n'était qu'une affaire reportée, Noël revient tous les ans. Et puis finalement, j'avais bien évidemment oublié et je retombe maintenant dessus. Mais comme il n'est pas trop tard - non, nous sommes bien dans la digestion - je me suis dit que c'était parfait.
Je m'étais donc aventurée l'année dernière à faire un petit tableau disséquant les chansons de Noël, petite spécialité des anglo-saxons assez clivante dans nos contrées. On aime ou on déteste (à vrai dire la qualité assez médiocre de certaines peuvent faire pencher la balance, mais j'avoue avoir un petit faible pour certaines, ou du moins pour le magnifique coffret de Sufjan Stevens qui est de sortie tous les ans).

En tout cas, j'ai décidé de vous donner la recette, qui est plutôt simple. Les ingrédients, en tout cas sont bien connus.


Clochettes ou grelots. Chœur Titre avec Christmas ou Snow Xylophone





Julian Casablancas / Christmas Treat. x
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The Bewitched Hands / Christmas Tree
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John Lennon / Happy Xmas x x x
Beach Boys / Little Saint Nick
x
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Raveonettes / Christmas Song x
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Father Christmas / Kinks x
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Pour faire une bonne chanson de Noël, il faudra nécessairement quelques clochettes (les grelots font l'affaire également), des chœurs bien fournis, un titre explicite (n'allez pas chercher bien loin - Christmas ou Snow suffiront) et enfin un petit xylophone. Si vous au moins trois sur quatre, c'est gagné. Rien de bien compliqué, n'est ce pas ? J'attends votre chanson sous le sapin pour l'année prochaine.

12.15.2011

Allo Darlin' - Tallulah

Allo Darlin' - Tallulah from Will Botting on Vimeo.


Les petits mignons d'Allo Darlin' ont sorti cette semaine un nouvel extrait (ou plus ou moins, sachant que la chanson n'est pas tout à fait récente - ils la jouent d'ailleurs assez souvent en live) du prochain album qui devrait sortir courant avril 2012 aux USA et début mai en Europe. Le tempo de sortie de cette vidéo est en tout cas parfait, la chanson s'adaptant parfaitement à la période actuelle. A écouter au calme, au chaud, sous la couette.

Allo Darlin' - Tallulah

12.12.2011

C'est la fin de l'année. Robin fête ça dignement. Nous aussi.


La fin de l'année permet toujours de se poser un peu et de pour une fois, dans une actualité musicale foisonnante (et parfois pas très enthousiasmante), de regarder un peu ce qui s'est fait récemment. Du coup, tout le monde, à l'image des journaux, s'amuse à poster des classements. Je n'ai rien contre les classements (j'ai d'ailleurs à plusieurs reprises essayé de me prêter à l'exercice), mais cette année, je ne me sens nullement capable de faire quoi que ce soit. Tout d'abord parce que je n'ai pas la prétention de pouvoir classer les choses, et qu'il faut bien l'avouer, on n'a pas le temps de tout écouter. Parfois des albums sortent à des périodes où on est bien plus réceptif à un type de musique qu'à un autre, des fois on fait une lecture d'un album et puis on l'oublie. Le plus important, c'est bien les albums qui nous marque.

Du coup, j'ai fait une petit playlist de chansons extraites d'albums, qui selon moi, représente bien les nouveautés que j'ai pu écouter cette année.

PJ Harvey - In Dark Places
Metronomy - Corinne
Laura Marling - Night After Night
James Blake - Lindesfarne II
Fleet Foxes - Battery Kinzie
The Pains of Being Pure At Heart - Heaven's Gonna Happen Now
Bon Iver - Calgary
Beirut - Port of Call
Bill Callahan - Riding for the Feeling
Yuck - Shook Down
Baxter Dury - Happy Soup
Alex Beaupain - De tout sauf de toi
PJ Harvey - On Battleship Hill


Bon, autant dire que j'ai du en oublier quelques uns, mais c'est tout ce qui m'est venu dans l'instant. J'y ai aussi fait figurer deux PJ Harvey. Selon moi, c'est de loin le meilleur album de l'année, et j'ai toujours du mal à me remettre de la claque que j'ai reçu quand je l'ai vue cet été à Carhaix.


12.11.2011

The Horrors à la Dynamo. Lundi 5 décembre.

The Horrors à la Dynamo. Lundi 5 décembre.

Ce concert des Horrors marquait sans doute la fin d'un cycle assez éreintant de concerts, entamé en novembre dernier et qui n'en finissait plus. Ce n'est pas pour autant qu'il s'annonçait calme et apaisé, comme avait pu l'être celui d'Alex Beaupain qui tenait place quelques jours plus tôt dans la même salle de la Dynamo. En effet, les Horrors, dans une petite salle comme celle-ci, c'est une chance assez exceptionnelle au regard de leur succès au Royaume-Uni (le NME, certes habitué à l'éloge rapide, les qualifiait cet été de « Britain's best band ») et des foules taillées à la Glastonbury qu'ils doivent désormais avoir l'habitude de rencontrer. Mais cela implique aussi d'arriver assez tôt pour ne pas se retrouver coincée d'ailleurs un géant, la supposée scène de la Dynamo ressemblant plus à une vulgaire estrade qu'un réel promontoire. Après une petite heure d'attente et une première partie heureusement assez courte, les cinq garçons descendent sur scène du petit escalier pour s'installer avec un Changing the Rain inaugural.

L'ambiance dans le public n'est pas forcément des meilleures possibles (jets de bières sur les premiers rangs, et bataille de filles (!) à quelques personnes de moi, au milieu du set), mais on fera avec. Le set alternera entre titres du deuxième album (Scarlet's Fields, Who Can Say, Mirror's Image ou le merveilleux Sea Within A Sea) et du troisième (I Can See Through You et son refrain entêtant, et les presques tubesques Endless Blue, Still Life). Si Faris, toujours très imposant voire arachnéen, reste globalement imperturbable, Rhys Webb se déhanche et sautille magnifiquement devant nous, obtenant ainsi le titre de plus cool des bassistes.

Les compositions obtiennent en live une encore plus grande profondeur que sur l’album ; il faut dire que Skying si prête magnifiquement, les chansons s'étirent pour se transformer en un fouillis mélodique et psychédélique. S’il ne reste de ce concert qu’un souvenir flou et transcendant, c’est sans doute pour le mieux : c’est la marque des bons concerts.

The Horrors - Moving Further Away

The Horrors - Still Life



Photo par Memo Photography