12.11.2011

The Horrors à la Dynamo. Lundi 5 décembre.

The Horrors à la Dynamo. Lundi 5 décembre.

Ce concert des Horrors marquait sans doute la fin d'un cycle assez éreintant de concerts, entamé en novembre dernier et qui n'en finissait plus. Ce n'est pas pour autant qu'il s'annonçait calme et apaisé, comme avait pu l'être celui d'Alex Beaupain qui tenait place quelques jours plus tôt dans la même salle de la Dynamo. En effet, les Horrors, dans une petite salle comme celle-ci, c'est une chance assez exceptionnelle au regard de leur succès au Royaume-Uni (le NME, certes habitué à l'éloge rapide, les qualifiait cet été de « Britain's best band ») et des foules taillées à la Glastonbury qu'ils doivent désormais avoir l'habitude de rencontrer. Mais cela implique aussi d'arriver assez tôt pour ne pas se retrouver coincée d'ailleurs un géant, la supposée scène de la Dynamo ressemblant plus à une vulgaire estrade qu'un réel promontoire. Après une petite heure d'attente et une première partie heureusement assez courte, les cinq garçons descendent sur scène du petit escalier pour s'installer avec un Changing the Rain inaugural.

L'ambiance dans le public n'est pas forcément des meilleures possibles (jets de bières sur les premiers rangs, et bataille de filles (!) à quelques personnes de moi, au milieu du set), mais on fera avec. Le set alternera entre titres du deuxième album (Scarlet's Fields, Who Can Say, Mirror's Image ou le merveilleux Sea Within A Sea) et du troisième (I Can See Through You et son refrain entêtant, et les presques tubesques Endless Blue, Still Life). Si Faris, toujours très imposant voire arachnéen, reste globalement imperturbable, Rhys Webb se déhanche et sautille magnifiquement devant nous, obtenant ainsi le titre de plus cool des bassistes.

Les compositions obtiennent en live une encore plus grande profondeur que sur l’album ; il faut dire que Skying si prête magnifiquement, les chansons s'étirent pour se transformer en un fouillis mélodique et psychédélique. S’il ne reste de ce concert qu’un souvenir flou et transcendant, c’est sans doute pour le mieux : c’est la marque des bons concerts.

The Horrors - Moving Further Away

The Horrors - Still Life



Photo par Memo Photography