
Hier soir, les Crocodiles passaient pour la deuxième fois en moins d'un mois par Toulouse, et j'ai pour la deuxième fois eu la chance de les voir. Cette fois-ci, ils se sont présentés en tête d'affiche, et non pas en tant que suppléant des White Lies, dont je passerai la revue de concert (étant principalement venue pour les Crocodiles). La salle était hier soir bien plus petite, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose, même si le son et la lumière sont nécessairement moins bons et imposants.
Cette fois-ci tête d'affiche, on a du passer par l'inévitable première partie, qui se trouvait être un petit groupe de lycée (première partie assez surprenante d'ailleurs, pourquoi ne pas prendre un groupe un peu plus expérimenté) qui, outre reprendre les Strokes, a passé une bonne partie du set a faire coucou à leurs amis lycéens et à flatter papa/maman.
La transition fut donc assez tranchée avec les Crocodiles qui s'avèrent être un groupe crade et imposant, au charisme assez fou. Ils savent d'ailleurs assez bien imposer leur ambiance préférant une lumière monochronique rouge à la succession parfois aléatoire de lumières, et ne cessant que rarement de jouer, préférant enchaîner assez rapidement leurs morceaux. Les voir jouer deux fois permet de reconnaître certaines de leur petites habitudes, et apparemment Sleep Forever apparaît comme leur chanson d'entrée favorite. Il faut dire aussi que l'entrée au synthé et le chant conjugué de Brandon Welchez et de la fille aux claviers, dont malheureusement je n'ai pas réussi à trouver le nom, est plutôt réussie et permet de se mettre calmement dans l'ambiance . Ils ont par la suite enchaîner assez rapidement les chansons "phares" de leur deuxième album, sleep forever, c'est à dire Heart of Heart, Mirrors, And All My Hate And My Hexes Are For You, mais aussi les titres plus anciens comme Neon Jesus. Le jeu du guitariste est par ailleurs assez impressionnant, avec des mouvements assez circulaires et des riffs parfaitement exécutés (en parlant de riffs magnifiques, on a malheureusement pas eu le droit à ce deuxième concert à la reprise du Velvet, I'm Not A Young Man Anymore). Le point noir du concert reste la durée du set, qui n'a pas été beaucoup plus long que celui qu'ils ont joué en première partie des Whites Lies courant mars, et malgré un petit rappel de deux chansons (dont une reprise des Ramones, Beat on the Brat), on en sort un minimum frustré.

(c) Photos du concert du Bikini, par Mémo Photography / Mémona Cazals

(c) Photos du concert du Bikini, par Mémo Photography / Mémona Cazals
2 voice(s):
Bonne review ! Du coup j'ai la flemme d'écrire quelques mots sur le concert ;)
Ps : Tu savais que Dark Dark Dark était passé fin mars au théâtre garonne ?
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